Ne pas perdre le Nord, en toute circonstance.... Même les jours d'attentats...

ALDI brandL'entreprise Aldi Marché qui approvisionne les magasins d'Ile-de-France, et dont les bureaux et un entrepôt logistique sont installés dans la zone d'activités de Dammartin-en-Goële, à quelques dizaines de mètres de l'imprimerie CTD, l'a prouvé le vendredi 9 janvier. Alors que le Raid et le GIGN organisaient le siège de l'imprimerie dans laquelle étaient retranchés les frères Kouachi, responsables de la tuerie de « Charlie Hebdo », l'accès au secteur était bouclé par les autorités. Les salariés présents dans les locaux étaient donc confinés à l'intérieur, jusqu'à leur évacuation contrainte par les forces de l'ordre, un peu avant 16 h 30, une demi-heure avant l'assaut.

Certains -- « une quinzaine », selon une représentante syndicale -- n'ont donc pas pu faire leurs sept heures de travail quotidien. Leur journée a été écourtée de trente minutes à une heure et demie, selon leur heure d'arrivée le matin. Et ils ont été particulièrement surpris d'apprendre que les heures non effectuées seraient décomptées de leur temps de travail, et devraient donc être rattrapées. « Je suis scandalisée, s'emporte Laurence Moissard, déléguée du personnel CFTC. On quitte les lieux par mesure de sécurité et on nous retire le temps en dessous des sept heures ! Il aurait fallu que l'on dise au GIGN : Attendez, on ne peut pas partir tout de suite, on n'a pas fait nos sept heures ! » Quatre salariés n'ont, eux, pas pu rejoindre leur lieu de travail ce jour-là, bloqués par les barrages routiers. « Eux, on leur a carrément enlevé leurs sept heures du compteur », poursuit la représentante du personnel.

La direction confirme que les salariés absents devront rattraper leurs heures : « A notre connaissance, seules quatre personnes sur la centaine de salariés que compte notre établissement ont rencontré des difficultés de circulation pour se rendre à Dammartin, du fait des nombreux barrages. Ces salariés qui sont rentrés chez eux récupéreront ces heures à leur convenance dans le cadre de leurs horaires variables », affirme Bertrand Combot, le gérant d'Aldi Marché.

Il précise qu'« aucune réduction de salaire n'est envisagée ». Certains y auraient même gagné au change : « Les salariés qui ont connu une journée souvent plus longue que d'habitude bénéficieront de la totalité des heures de présence ce jour-là. Par exemple, un salarié arrivé à 4 heures du matin et parti à 16 h 23 - heure de l'évacuation par les forces de l'ordre - verra son compteur d'heures crédité de 11 h 23 considérées comme du travail pour la journée, déduction faite des pauses et coupures habituelles. »

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